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En pleine canicule, c’est devenu une habitude risquée : l’ouverture sauvage des bouches à incendie. À Asnières-sur-Seine, ce geste illégal a eu des conséquences bien concrètes pour deux familles. Le 24 mai dernier, près de 80m³ d’eau se sont échappés sur la voie publique pendant 40 minutes, un gaspillage colossal en pleine période de sécheresse.
Mais cette fois, l’histoire ne s’arrête pas là. Grâce aux images de vidéoprotection, les auteurs ont été vite identifiés et interpellés : deux mineurs de 13 et 14 ans, l’un d’Asnières, l’autre de Bobigny. Le maire, Manuel Aeschlimann, a fait les comptes : le préjudice est estimé à 2000 euros. Une somme qui couvre l’eau gaspillée, la remise en état des installations et la mobilisation des équipes municipales.
Face à ce fléau du « street pooling », la mairie a pris une décision forte : envoyer directement la facture aux familles des ados. L’objectif est clair : ne pas faire payer les contribuables pour des actes de vandalisme. Une manière de responsabiliser les parents et de marquer le coup pour dissuader d’autres jeunes de reproduire ces gestes dangereux et coûteux.
Car au-delà du coût financier, ouvrir une bouche à incendie, c’est aussi prendre des risques énormes. Cela peut réduire la pression pour les pompiers en cas d’incendie et mettre en danger l’approvisionnement en eau. Les professionnels le rappellent : c’est « une mauvaise habitude » qui met en péril le bien public. Et attention, la loi est stricte : ces actes sont passibles de 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. De quoi faire réfléchir avant de se rafraîchir n’importe comment !
Écrit par: Seb Debollivier
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