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C’est une affaire qui dure depuis trop longtemps au CHU Grenoble Alpes. Depuis 2019, des salariés du laboratoire de biologie et pathologie alertent sur des problèmes de santé récurrents. Mauvaises odeurs, goût métallique, étourdissements, pertes de mémoire… des symptômes variés et inquiétants. Une trentaine d’employés ont déjà porté plainte, sans obtenir de réponses concrètes.
Après des plaintes restées sans suite auprès du procureur, le syndicat Sud Santé a décidé d’agir. En se constituant partie civile fin avril, il a permis la saisine d’un juge d’instruction. Une étape cruciale, espère Me Hervé Gerbi, avocat des salariés, pour enfin faire la lumière sur cette situation. L’objectif : obtenir des réponses claires du CHUGA et lancer des investigations approfondies.
L’agacement est palpable. Une conférence de presse récente a mis en lumière l’urgence de la situation. Récemment, le 15 mai, une partie du laboratoire a dû être évacuée suite à une odeur d’acide acétique. Quelques mois plus tôt, en février, un agent a été transporté aux urgences après un malaise. Pour Émilien Trompette de Sud Santé, il faut une « prise de responsabilité » face à ces « événements somatiques avérés ». Le sentiment d’opacité de la direction du CHUGA est une constante pour les plaignants.
Ce laboratoire, l’Institut de biologie et pathologies (IPB), est pourtant essentiel. Il gère des millions d’analyses chaque année pour l’ensemble du CHUGA. Son bon fonctionnement est vital pour la région. Mais que s’est-il passé en 2019 ? C’est à ce moment-là que de nouveaux automates, capables d’analyser 500 tubes par heure, ont été installés. Des travaux d’agrandissement et de réaménagement ont eu lieu, avec des changements de volume que le bâtiment n’aurait peut-être pas supportés. L’enquête devra déterminer si ces modifications sont liées aux problèmes de santé des salariés.
Écrit par: Seb Debollivier
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