Auvergne-Rhône-Alpes

Moins de maquillage, moins de substances chimiques : l’étude grenobloise qui interpelle

todaymai 4, 2026 2

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Moins de maquillage, moins de substances chimiques : l’étude grenobloise qui interpelle

Et si alléger sa routine beauté avait un effet immédiat sur la santé ? C’est ce que met en lumière une étude menée par des équipes de l’Inserm, du CHU de Grenoble, du CNRS et de l’université Grenoble-Alpes. En seulement cinq jours avec moins de cosmétiques, les participantes ont vu baisser leur exposition à plusieurs molécules suspectées d’être nocives.

Parmi les volontaires, Théodora a dû laisser de côté son maquillage et son parfum habituels pendant quelques jours. À la place, elle a utilisé des produits de substitution, plus simples, dans le cadre du protocole. Des prélèvements urinaires ont ensuite permis aux chercheurs de mesurer l’évolution des substances présentes dans l’organisme.

Les résultats sont parlants : certaines molécules ont nettement reculé, dont le bisphénol A, avec une baisse proche de 40 % en cinq jours. Pour Nicolas Jovanovic, chercheur en épidémiologie environnementale à l’Inserm/UGA, ce chiffre est « exceptionnel et inattendu », d’autant plus que cette substance est déjà interdite dans les cosmétiques.

Cette présence laisse penser à une contamination lors de la fabrication ou de l’emballage. L’étude montre en tout cas qu’un usage plus limité de cosmétiques, ou le choix de formules à la liste d’ingrédients très courte, peut réduire rapidement l’exposition à ces polluants. De son côté, Sarah Lyon-Caen, ingénieure de recherche à l’Inserm, rappelle qu’il ne faut pas faire peser la responsabilité uniquement sur les consommateurs, alors que les règles encadrant ces produits restent au cœur des discussions européennes.

Écrit par: Seb Debollivier

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