Bourgogne-Franche-Comté

CHU de Besançon : ce choix crucial sur le don d’organes qu’il faut oser dire à ses proches

todayjuin 22, 2026 5

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CHU de Besançon : ce choix crucial sur le don d'organes qu'il faut oser dire à ses proches

En France, la loi est claire : nous sommes tous donneurs d’organes présumés. Pourtant, sur le terrain, la réalité est plus complexe. À l’occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes, le CHU de Besançon se mobilise. Un ciné-débat est notamment organisé au Mégarama pour briser les tabous autour de ce sujet encore trop souvent occulté.

Pour Elise Mougin, infirmière coordinatrice au CHU Jean-Minjoz, le dialogue familial reste la clé de voûte du processus. Trop souvent, les proches s’opposent au prélèvement par doute ou par peur, faute de connaître la volonté du défunt. Son conseil est direct : dites clairement à votre entourage « je suis donneur » ou « je ne suis pas donneur ». Cela évite des moments particulièrement douloureux lors d’un deuil.

Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas d’âge limite pour donner. C’est l’équipe médicale qui évalue la viabilité des organes, et non le patient de son vivant. Les besoins restent immenses en Bourgogne-Franche-Comté comme dans toute la France, avec plus de 22 000 patients actuellement inscrits sur liste d’attente.

L’infirmière coordinatrice tient également à rassurer sur le déroulement de l’opération. Le prélèvement est une intervention chirurgicale classique, réalisée dans le respect absolu du défunt. Le corps est ensuite restauré pour être restitué à la famille. Un parcours encadré et digne, destiné à sauver des vies ou à faire avancer la recherche médicale.

Écrit par: Seb Debollivier

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