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C’est une révélation qui secoue la région. Avant le terrible drame de la petite Lyhanna, à Fleurance dans le Gers, le principal suspect, Jérôme Barella, était déjà dans le viseur d’un organisme américain. Des signalements précis concernant son comportement en ligne avaient été transmis à la France. Mais ces alertes, jugées cruciales aujourd’hui, sont restées lettre morte, découvertes seulement après l’éclatement de l’affaire. Un constat glaçant pour les familles et les habitants d’Occitanie.
Qui est derrière ces alertes ? Le NCMEC, une référence internationale dans la lutte contre la pédocriminalité. Leur mission est claire : traquer les contenus et interactions suspectes sur internet, allant des échanges pédocriminels aux tentatives d’extorsion sexuelle. Ils agrègent les données des géants du web (Google, Facebook, TikTok…) et les transmettent ensuite aux polices nationales des pays concernés. Jérôme Barella avait donc été repéré et signalé par leurs services bien avant le drame.
Chaque année, le NCMEC envoie des milliers de signalements à l’Office national des mineurs (Ofmin) en France. Ces alertes, souvent sans l’identité complète de l’auteur, nécessitent des enquêtes approfondies pour remonter jusqu’aux suspects. Dans le cas de Jérôme Barella, ces informations cruciales n’ont été mises au jour qu’après son arrestation, lors d’une recherche approfondie dans les bases de données. Un signalement daterait même de 2023, sans avoir déclenché d’enquête à l’époque. Une question brûle désormais les lèvres : pourquoi ces alertes n’ont-elles pas permis d’agir à temps pour prévenir l’irréparable ?
Écrit par: Seb Debollivier
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