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L’affaire Lyhanna, qui bouleverse notre région, prend un nouveau tournant. Au cœur des débats : la question d’un signalement qui n’aurait pas été fait. En 2021, Jérôme Barella, aujourd’hui principal suspect dans la mort de la jeune Lyhanna, aurait échangé des SMS avec une lycéenne dans un établissement du Gers où il travaillait. Un sujet brûlant qui met la Région Occitanie sous le feu des projecteurs.
Selon Maître Herbière, avocat spécialisé, la teneur de ces messages aurait dû pousser la Région à agir. « Si Jérôme Barella entretenait une relation avec la jeune fille, la Région avait obligation d’effectuer un signalement », précise-t-il. C’est l’article 40 du Code de procédure pénale qui est au centre des discussions : il impose aux autorités publiques de signaler tout crime ou délit au Procureur. Une obligation que le député du Lot, Aurélien Pradié, reproche vivement à la présidente Carole Delga de ne pas avoir respectée.
La Région, de son côté, affirme que les faits ne constituaient ni un crime ni un délit, et qu’ainsi, l’article 40 ne s’appliquait pas. Pourtant, pour Aurélien Pradié, ces agissements entre un adulte et une mineure relèvent de la « tentative de corruption de mineur » et non d’un simple « comportement inapproprié ». Le débat est donc crucial : les messages étaient-ils assez graves pour déclencher un signalement ? Et si oui, quelles responsabilités pèsent sur la collectivité ?
Cette interpellation soulève des questions fondamentales sur la protection des jeunes dans nos établissements et la réactivité des institutions. Un signalement en amont aurait-il pu changer le cours des choses ? Maître Herbière estime qu’une telle démarche aurait pu « inquiéter le suspect » et potentiellement l’empêcher de récidiver. L’Occitanie attend désormais des réponses claires sur ce dossier sensible.
Écrit par: Seb Debollivier
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