play_arrow
Seven Ile-de-France
play_arrow
Victor Guillaume - Fuerza Agency
play_arrow
Victor Guillaume - Fuerza Agency
play_arrow
🎙️ "Siprès : La beauté au naturel, un engagement éthique et local" 🌱✨ Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Interview Laververt : L'histoire d'une aventure éco-responsable 🌿 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ NOUVELLE INTERVIEW EN PODCAST ! 🎙️ Raphaël Warny
play_arrow
🎙️Plongez dans l'univers passionnant de la Dusius🍻 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Podcast gourmand en vue avec Gwenita de la Bouquetteria ! 🥓🌸 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Interview Podcast : "L'Art de s'épanouir" avec Chanez Creative ! 🌟 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Le Dr Jacobs dévoile les secrets d'une perte de poids durable ! 💪 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Découvrez l'histoire de Biggie Socks dans notre nouveau podcast sur Seven Radio ! Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Interview Inspirante d'Aurélie de Chrysalide👚 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Découvrez Carole, la femme derrière l'Inspira Lifestyle Festival ! 🌟 Raphaël Warny
C’était il y a vingt ans, presque jour pour jour. Au Muséum de Rouen, une découverte allait marquer l’histoire et bousculer les consciences : la tête momifiée d’un guerrier maori. Pour Sébastien Minchin, alors directeur, ce fut un choc. « On a découvert dans une vitrine la tête d’un Maori, avec sa peau, ses yeux, ses cheveux, ses oreilles. On avait vraiment en face de nous la tête de quelqu’un de mort », se souvient-il. La question s’est posée immédiatement : que faire de ces restes humains ?
À l’époque, en 2006, le flou juridique était total. La loi sur les musées de 2002 ne mentionnait pas du tout les restes humains. Mais pour l’équipe rouennaise, l’évidence s’impose : cette tête n’est pas un simple objet d’art. Elle doit retourner à sa communauté d’origine. Le 19 octobre 2007, le Conseil municipal de Rouen, à l’unanimité, vote pour la restitution ! Une décision forte, presque politique, qui fait de Rouen une ville pionnière. Une délégation maorie est même reçue symboliquement.
Mais cette audace rouennaise ne plaît pas à tout le monde. La ministre de la Culture de l’époque, Christine Albanel, monte au créneau. Pour elle, ces têtes sont des « objets rituels », pas de simples restes humains. Le préfet de la Seine-Maritime invalide la décision, le tribunal administratif confirme : la tête doit rester en France. C’est un tollé national ! Le monde de la conservation s’inquiète, craignant que cette initiative n’ouvre « la boîte de Pandore » et ne vide les musées. Malgré les pressions, le combat de Rouen a eu un impact majeur, ouvrant la voie à une réflexion plus profonde et une législation nécessaire pour ces questions délicates.
Écrit par: Seb Debollivier
Développe ta WebRadio avec RadioMania
Commentaires d’articles (0)