Pays de la Loire

Cholet/Beaupréau : La Psychiatrie en Danger, la Colère Monte !

todayjuin 2, 2026 2

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Cholet/Beaupréau : La Psychiatrie en Danger, la Colère Monte !

La colère est montée ce mardi matin à Angers ! Près de 150 personnes ont battu le pavé devant l’Agence régionale de santé. Leur message est clair : la psychiatrie à Cholet est en grande difficulté. Pire encore, un centre médico-psychiatrique (CMP) vital à Beaupréau est aujourd’hui menacé de fermeture. Une situation alarmante qui fait suite à la suppression de 28 lits d’hospitalisation à Cholet depuis 2023. Le virage ambulatoire, censé améliorer le suivi à domicile, est désormais perçu comme un prétexte pour réduire drastiquement les moyens.

« On nous a vendu un virage ambulatoire, mais c’était un prétexte pour diminuer les moyens », s’indigne Alexandre Tallier, secrétaire FO du centre de santé mentale d’Angers. Le CMP de Beaupréau est au cœur de cette colère. L’an dernier, il a accompagné pas moins de 1 310 patients. Avec un psychiatre, deux psychologues et une équipe de neuf infirmiers, une assistante sociale et deux infirmières en pratique avancée, il est indispensable pour les 92 000 habitants du secteur. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 632 rendez-vous avec des psychologues et 1 412 avec des psychiatres y ont été assurés.

Pour le Dr Sophie Watier, psychiatre au CMP de Beaupréau, cette fermeture est un véritable échec. « Personne n’a envie de fermer ce centre qui fonctionne bien », confie-t-elle. L’idée est de réaffecter le personnel vers Cholet, où les départs à la retraite et le manque d’attractivité créent une pénurie criante. La situation est critique : d’ici l’été 2026, seuls quatre psychiatres seront disponibles pour 200 000 habitants dans le secteur de Cholet. Un « seuil très critique » qui fait craindre des incidents et une surcharge de travail insupportable pour les soignants.

Et ce sont les patients qui en pâtissent directement. Anne-Sophie, souffrant de troubles liés à l’autisme et au TDAH, en témoigne. Suivie au CMP de Beaupréau, elle se retrouve sans psychiatre. « On m’a demandé d’aller en libéral, parce qu’il n’y a pas assez de psychiatres sur le CMP. Donc ça devient très compliqué », explique-t-elle. Un cri du cœur qui résonne : « On n’est plus suivi comme il faut ».

Écrit par: Seb Debollivier

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