Nouvelle-Aquitaine

Procès Lassalle à Pau : Le silence glacial du lycéen accusé face à la justice

todayavril 23, 2026 4

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Procès Lassalle à Pau : Le silence glacial du lycéen accusé face à la justice

Le tribunal de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, est le théâtre d’un procès qui bouleverse. Au deuxième jour des audiences sur le meurtre d’Agnès Lassalle, les regards étaient tournés vers le lycéen accusé des faits. Âgé de 16 ans au moment du drame, le jeune homme est resté d’une impassibilité déconcertante. Malgré les témoignages poignants des six personnes appelées à la barre pour revivre cette journée traumatisante de février 2023, aucune larme, aucune réaction ne s’est manifestée. Une attitude qualifiée d’« inatteignable » par les avocats, qui peinent à cerner la personnalité de l’accusé.

Les faits remontent au 22 février 2023. Agnès Lassalle, professeure d’espagnol, est agressée en plein cours par l’un de ses élèves. Un coup de couteau fatal, rapide et sans hésitation, porté « au niveau du haut de la poitrine ». Un geste froid, qui, selon les parties civiles, illustre un « manque d’empathie criant » chez le jeune accusé. Ce silence et cette absence d’émotion persistent, laissant les avocats des familles et des proches de la victime dans l’expectative et l’incompréhension.

Face à ce mutisme, les avocats ont exprimé leur frustration. « On ne sait pas vraiment qui il est, c’est ce qu’il manque dans ce dossier », confiait Me France Deiss-Rabbé. Malgré une « vraie intelligence » et une « vraie éducation », le lycéen semble incapable d’exprimer le moindre mot de regret ou de compassion envers Agnès Lassalle et son compagnon. Seuls les parents de l’accusé ont tenté d’apporter un éclairage différent, décrivant un adolescent discret mais fragile. Son père, dévasté, a même confié à son avocat : « Le fils dont je rêvais est mort. »

Pour les parties civiles, ces éléments ne changent pas la donne. Ils confortent l’idée d’un acte commis en pleine conscience. « Le manque d’empathie est criant. Pour nous, la question du discernement ne pose aucune difficulté et l’acte a été commis de manière consciente », affirme Me Sébastien Binet. Le procès continue, cherchant à percer le mystère derrière cette attitude apathique qui marque profondément les esprits.

Écrit par: Seb Debollivier

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