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Le gouvernement veut accélérer la prise en charge des élèves en détresse psychique. Dès 2026, une promesse forte : un rendez-vous avec un professionnel en 24 à 48 heures pour chaque jeune repéré. Une mesure ambitieuse, annoncée par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, et saluée dans son intention. Mais elle soulève déjà des questions chez les acteurs de la santé en Nouvelle-Aquitaine.
Sur le terrain, l’enthousiasme est tempéré. « C’est un effet d’annonce, sans réponse concrète », estime Guénola Baleige, médecin scolaire en Charente-Maritime et représentante syndicale à l’académie de Poitiers. Pour elle, le problème n’est pas le repérage – les équipes éducatives et médico-sociales font déjà un travail formidable – mais bien le manque criant de professionnels. Un constat partagé par de nombreux praticiens de la région.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : environ 60% des postes de médecins scolaires sont vacants. Les centres de pédopsychiatrie sont saturés, comme le confirme Guénola Baleige : « Ils ne peuvent plus prendre de personnes supplémentaires. Il n’y a plus de place. » Une situation alarmante qui touche directement nos jeunes. Même le Rectorat de Poitiers avoue manquer de visibilité sur la mise en place de ce « coupe-file ». La Nouvelle-Aquitaine attend des actes, pas seulement des annonces, pour la santé mentale de sa jeunesse.
Écrit par: Seb Debollivier
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