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Le tribunal correctionnel d’Orléans a clôturé ce mardi 8 septembre les débats concernant les pratiques illicites survenues au sein du domaine de Fontenaille. Le milliardaire Olivier Bouygues et cinq de ses collaborateurs comparaissaient pour des faits graves d’atteinte à la biodiversité sur cette propriété de 600 hectares située dans le Loiret.
La procureure de la République a sollicité la peine maximale de 750 000 euros d’amende, assortie de cinq ans de prison avec sursis, contre le propriétaire des lieux. Cette sanction est accompagnée d’une interdiction stricte d’exercer toute activité agricole ou d’élevage pour une durée de cinq ans. Pour les cinq autres prévenus, des peines de sursis allant d’un à quatre ans ont été demandées par l’accusation.
Le dossier repose sur des éléments matériels accablants découverts lors d’une perquisition en juin 2025. Les enquêteurs avaient mis au jour un charnier contenant des restes d’espèces protégées, ainsi que des documents comptables détaillant l’élimination systématique de prédateurs, tels que des hérons, des buses ou des chats forestiers. Ces actes visaient, selon la magistrate, à favoriser le petit gibier pour les parties de chasse privées.
Si les employés ont initialement reconnu les faits lors de leur garde à vue, admettant avoir été rémunérés pour ces destructions, ils ont adopté une position différente à la barre, cherchant à dédouaner le propriétaire. La procureure a toutefois insisté sur l’existence d’un système organisé de destruction, estimant que le milliardaire ne pouvait ignorer les agissements menés sur son domaine.
Écrit par: Seb Debollivier
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