Auvergne-Rhône-Alpes

Grenoble : pourquoi la ville étouffe la nuit pendant que la campagne respire

todayjuin 24, 2026

Arrière-plan
share close
Grenoble : pourquoi la ville étouffe la nuit pendant que la campagne respire

C’est le retour des fortes chaleurs dans les Alpes. Si la journée tout le monde souffre de la même manière, la nuit, le fossé se creuse entre citadins et campagnards. À Grenoble et dans sa métropole, un phénomène bien connu des scientifiques transforme nos rues en véritables radiateurs nocturnes : l’îlot de chaleur urbain.

Le principe est simple mais redoutable. Durant la journée, le béton, le goudron et les pierres des bâtiments emmagasinent l’énergie solaire. Dès que le soleil se couche, ces matériaux restituent cette chaleur accumulée. Dans les rues étroites du centre-ville, l’air circule mal. C’est l’effet « canyon », qui piège littéralement la chaleur au-dessus de nos têtes.

Les chiffres récoltés par le projet scientifique Cassandre sont impressionnants. Le chercheur Xavier Foissard a mesuré des écarts de température saisissants. En moyenne, il fait 5°C de plus à Grenoble qu’à la station météo du Versoud durant la nuit. Le record enregistré grimpe même jusqu’à 7°C de différence. À Échirolles, des quartiers comme La Luire ou Les Essarts étouffent aussi avec 3 à 4°C supplémentaires.

Cette surchauffe nocturne n’est pas sans conséquence pour les habitants de la cuvette. Sans baisse significative du thermomètre la nuit, le corps ne peut pas récupérer, ce qui pose de graves problèmes de santé publique lors des vagues de canicule.

Écrit par: Seb Debollivier

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania
0%