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Bretagne : Nos vieux poulaillers renaissent… en champignonnières !

todayjuin 18, 2026 7

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Bretagne : Nos vieux poulaillers renaissent... en champignonnières !

Dans les Côtes-d’Armor, une drôle de révolution est en marche ! Des poulaillers désaffectés, qui semblaient voués à l’oubli, connaissent une seconde jeunesse. Autour de Grâces, près de Guingamp, ces bâtiments agricoles, autrefois remplis de volailles, abritent désormais une activité bien plus… champêtre : la production de champignons ! Une filière locale qui prend de l’ampleur.

Pousser la porte d’un de ces anciens poulaillers, c’est plonger dans une atmosphère inattendue. La fraîcheur saisit, et si les vestiges des anciens élevages – bacs de nourriture, systèmes d’abreuvage – sont toujours là, ils ont laissé place à un spectacle étonnant. Au sol, sur la terre battue, des cubes de substrat noir donnent vie à des pleurotes d’un blanc gris, poussant en grappes. « Ici, le bois et la terre battue favorisent la production de champignons. C’est très efficace », explique Jean Chéritel, directeur de la société Champibreizh. Ces conditions offrent « une stabilité de température et d’humidité. C’est un peu comme dans une cave ».

Cette reconversion n’est pas nouvelle. Guy Kergus, pionnier breton, a franchi le pas dès 1998. Face au choix de moderniser son élevage avicole ou de se lancer dans l’inconnu, il a opté pour les champignons. « Il aurait fallu rénover le bâtiment pour l’élevage, engager beaucoup de frais. Là, la production de champignons a permis de le valoriser tout de suite avec très peu d’investissements », confie Guy Kergus. Sur 1500 m², un seul bâtiment peut produire 5 à 6 tonnes de pleurotes chaque année, redonnant vie à des sites qui étaient vides.

Et le succès est au rendez-vous ! Ces champignons bretons sont très prisés des consommateurs. « On a même des difficultés à fournir les demandes des clients », avoue Guy Kergus. La filière locale est en pleine expansion : selon ces champignonnistes, leur production actuelle n’atteint pas encore 50 % de leur potentiel de ventes. Une belle preuve qu’en Bretagne, les bonnes idées peuvent vraiment pousser !

Écrit par: Seb Debollivier

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