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L’été s’annonce chaud et sec en Pays de la Loire, avec des restrictions d’eau déjà en place dans tous les départements. Une situation qui rappelle les sombres souvenirs de l’année dernière, où la Brière avait été frappée par une épidémie de botulisme sans précédent. Aujourd’hui, un an après cette catastrophe écologique, le marais reste sous haute surveillance pour éviter un nouveau drame.
À bord de barges, Christophe Orain, garde-chasse, et les agents du parc sillonnent le marais quotidiennement. Leur mission ? Scruter chaque recoin, de la faune sauvage aux paramètres de l’eau. « Tous les jours, on fait de la prévention, on vérifie partout où l’on passe. On regarde si on ne trouve pas un animal en détresse, un oiseau malade », explique Christophe Orain. Une attention particulière est portée aux échasses blanches, chevaliers gambettes et canards colverts, qui nichent actuellement.
Le souvenir des milliers de cadavres d’oiseaux ramassés l’été dernier est encore vif. Le botulisme, une bactérie mortelle, se développe dans la vase lorsque l’eau est chaude, manque d’oxygène et que le niveau est bas. Pour anticiper tout risque, les agents du parc effectuent des analyses régulières de l’eau, mesurant notamment l’oxygène et la température. « Pour le moment, pas de cas de mortalité majeure », rassure Matthieu Marquet, agent du parc, mais la vigilance reste de mise face aux fortes chaleurs annoncées.
Marion Rahuel, chargée d’opération Natura 2000, confirme l’importance de ces contrôles : le botulisme prospère dans une eau pauvre en oxygène et chaude. En cas d’aggravation du risque, le parc est prêt à mobiliser les bénévoles, notamment les chasseurs, comme ce fut le cas l’an dernier où 4 000 cadavres d’oiseaux avaient été ramassés. La Brière, ses habitants et ses protecteurs sont plus que jamais unis pour préserver ce patrimoine naturel unique.
Écrit par: Seb Debollivier
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