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Grosse mobilisation en Auvergne-Rhône-Alpes ! Les Assistants d’Éducation (AED), ces piliers de nos collèges et lycées, sont en grève. Leur message est clair : ils n’en peuvent plus. Salaires bas, horaires à rallonge… Ces professionnels, autrefois appelés surveillants, dénoncent des conditions de travail « indécentes ». Ils tapent du poing sur la table pour que leur rôle essentiel soit enfin reconnu à sa juste valeur.
Malgré dix ans d’ancienneté, certains AED doivent composer avec des indemnités pour atteindre le SMIC. Une situation aberrante, qui n’ouvre même pas droit à la retraite ! Les syndicats réclament des contrats plus stables : des CDD de trois ans et un passage automatique en CDI après six ans. Car aujourd’hui, le CDI promis en 2023 se révèle être un « CDI low-cost », sans grille salariale ni vraie évolution de carrière, déplore un délégué syndical ardéchois.
Le temps de travail est aussi pointé du doigt, parfois jusqu’à 42 heures par semaine. Un rythme épuisant pour une reconnaissance jugée insuffisante. L’insécurité plane aussi sur les renouvellements de contrat. Des témoignages anonymes évoquent la peur de ne pas être reconduit, même après des années de bons et loyaux services. « Neuf assistants sur onze non reconduits dans un lycée du département ! » s’indigne un gréviste. Une réalité qui met à mal l’engagement quotidien auprès des élèves.
C’est un véritable « ras-le-bol général » qui s’exprime. Les AED demandent une vraie reconnaissance de leur métier, une grille salariale nationale et des conditions de travail à la hauteur de leur implication. Pour ces professionnels, essentiels au bon fonctionnement de nos établissements, le point de rupture est proche. Ils attendent des actes concrets pour que leur rôle auprès des élèves soit enfin valorisé.
Écrit par: Seb Debollivier
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