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Le tribunal de Senlis a tranché. Stanislas Broniszewski, figure de proue du collectif Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA), a été reconnu coupable. La justice lui reproche l’organisation d’une manifestation non déclarée. Une action qui avait perturbé la Fête de la Vénerie à Senlis, le 14 juin 2025.
La sentence est tombée : 2 000 € d’amende et pas moins de 6 600 € de dommages et intérêts. Une décision que le militant n’a pas digérée. « Je ne suis pas surpris et je vais répliquer », a-t-il déclaré, annonçant aussitôt faire appel. Pour le tribunal, M. Broniszewski est bien le fondateur et leader du mouvement AVA, malgré les dénégations du collectif.
Quatre parties civiles s’étaient constituées, dont la mairie de Senlis. Elles obtiendront réparation pour « préjudice moral ». La Fédération départementale des chasseurs de l’Oise, la Société de Vénerie et l’Association des amis du musée de la Vénerie sont aussi concernées. Outre l’amende et les dommages, le militant est interdit de port d’arme pendant trois ans. L’avocate des parties civiles souligne : « La liberté d’expression ne dispense pas de respecter les obligations légales. »
Stanislas Broniszewski, lui, se défend. Il nie être l’organisateur de l’événement et assure que le rassemblement était pacifique. Il se dit victime d’un « bouc émissaire » et accuse les parties civiles de vouloir sa peau. « C’est le quatrième procès qu’ils m’intentent », affirme-t-il. L’affaire est donc loin d’être terminée, avec un appel déjà annoncé et une « contre-attaque » promise par le collectif AVA sur les réseaux sociaux. Affaire à suivre de près en Hauts-de-France.
Écrit par: Seb Debollivier
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