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L’Étang d’Ingril, près de Frontignan, est le théâtre d’un nouveau conflit. Un arrêté préfectoral, attendu sous peu, pourrait purement et simplement interdire la pratique des sports de glisse comme le kitesurf, le wing foil ou la planche à voile. Une décision qui met les passionnés en colère, comme en témoigne leur récente mobilisation.
Ce n’est pas une première. Depuis des années, l’étang est le théâtre de tensions entre pêcheurs et riders. Après un épisode violent par le passé et des tentatives de partage des zones et horaires, la situation semblait s’être apaisée. « Aujourd’hui nous dire : vous sortez, alors que les gens ont déjà réservé pour aller naviguer, cela paraît complètement invraisemblable », s’insurge Delphine Termignon, présidente du Thau Kite Club, qui a pourtant œuvré pour la pédagogie.
Les pratiquants ne demandent pas l’exclusivité, mais un partage équitable des lieux. Ils proposent de délimiter une zone représentant seulement 10% de la surface de l’étang. « Il n’y a pas de raisons que tous les sportifs soient obligés d’aller ailleurs et prendre des risques pour aller en mer alors que l’on a un étang que l’on peut partager en bonne entente », explique une amatrice. Thibaut Cléret-Villagordo, conseiller municipal d’opposition, souligne également la valeur ajoutée économique et touristique de ces activités pour la région.
Face à cette situation tendue, les autorités restent muettes. Ni la préfecture, ni la mairie n’ont souhaité commenter. Une réunion est prévue, mais les riders sont prêts à se mobiliser de nouveau, voire à saisir la justice, pour défendre leur terrain de jeu. L’avenir de la glisse sur l’Étang d’Ingril est plus incertain que jamais.
Écrit par: Seb Debollivier
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