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Mercredi 27 mai 2026, l’ambiance était électrique à la mairie de Rouen. Pendant plus de trois heures, Nicolas Mayer-Rossignol, le maire, a fait face aux parents des enfants de la crèche Pierre de Lune et du périscolaire de l’école Hameau des Brouettes. C’était sa première prise de parole publique depuis la révélation de soupçons d’agressions sexuelles, une affaire qui secoue la ville.
À la sortie de cette réunion, la déception était palpable. « On s’attendait à mieux. Je suis encore plus confus qu’avant de venir », a confié un parent, visiblement anxieux. La principale critique ? Un manque criant d’informations et une communication jugée tardive. Beaucoup ont appris la nouvelle par les médias, avant tout contact direct de la mairie. « Pas d’information tout le week-end, on ne savait même pas si notre enfant pouvait retourner à la crèche », s’est indigné un autre.
Face à cette vague de colère, le maire a tenu à clarifier la situation. « Je suis maire, mais je suis aussi père », a-t-il déclaré, affirmant comprendre l’inquiétude des familles. Il a rappelé que c’est bien la municipalité qui a enclenché la procédure judiciaire, via un signalement au procureur par l’article 40. Les personnes suspectées ont été écartées dès que les faits ont été connus, tout en respectant la présomption d’innocence, un point sensible dans ce dossier.
Nicolas Mayer-Rossignol s’est dit pris dans une équation complexe. « Je ne peux pas indiquer plus de détails sur les éléments de l’enquête. C’est inévitable qu’il y ait une frustration parce que l’enquête est en cours », a-t-il expliqué. Impossible, selon lui, de diffuser des informations non vérifiées au risque de violer la présomption d’innocence. Pour tenter de maintenir le lien avec les familles, la mairie a mis en place une adresse mail dédiée aux parents.
Écrit par: Seb Debollivier
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