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L’affaire a glacé l’ambiance au tribunal de Caen ce mardi. Tout commence en 2024 à Hérouvillette, quand Lucas, 18 ans, tombe dans un guet-apens après un rendez-vous Snapchat. Ce qui devait être une rencontre romantique vire au cauchemar : un commando cagoulé l’enlève, le ligote et le torture avant de le relâcher, traumatisé, près du canal de Colombelles.
À la barre, deux versions radicalement opposées s’affrontent. Pour la victime, pas de doute, il s’agit d’une vengeance liée au trafic de drogue. Lucas admet avoir contracté une dette pour du cannabis, se retrouvant coincé dans un engrenage criminel qui le dépasse totalement. Mais pour Yazid, le principal agresseur, le motif est bien plus personnel.
« Je l’ai fait par dépit amoureux », clame le prévenu de 36 ans devant les juges. Selon lui, la jeune femme qui accompagnait Lucas n’est autre que son ex-petite amie. Il aurait agi par pure jalousie, voulant simplement « gâcher leur soirée ». Une thèse de la passion dévastatrice également soutenue par la défense de la jeune femme, qui nie avoir servi d’appât volontaire.
Entre traumatismes réels et zones d’ombre, les avocats de la défense pointent les incohérences du témoignage de la victime. Si la violence de l’expédition punitive est reconnue, le mobile exact reste flou. La justice normande doit désormais trancher entre le règlement de comptes lié aux stupéfiants et le dérapage sanglant d’un ex-compagnon possessif.
Écrit par: Seb Debollivier
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