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Vous prévoyez des travaux de rénovation ou d’isolation en Normandie ? Fenêtres, toitures, façades… Attention, ces endroits sont de véritables cocons pour nos amies les chauves-souris ! En Normandie, une vingtaine d’espèces se cachent, souvent insoupçonnées. Mais ces petits mammifères sont protégés par la loi. Mieux vaut donc se renseigner avant de démarrer pour cohabiter en toute sérénité.
Contrairement aux idées reçues, ces « hirondelles de nuit » ne sont absolument pas dangereuses ! Elles ne véhiculent aucune maladie et n’attaquent jamais. Au contraire, elles sont de précieuses alliées pour les jardiniers. Une seule pipistrelle, la plus commune de nos espèces normandes, peut dévorer jusqu’à 3 000 moustiques en une nuit ! Elles se nourrissent aussi de ravageurs comme les processionnaires du pin ou le carpocapse, qui s’attaquent aux pommes et poires.
Si vous suspectez leur présence (petits bruits, déjections sous une ouverture), pas de panique ! La chauve-souris ne construit pas de nid et n’abîme pas les bâtiments. C’est simplement un petit squatteur discret. Mais leur présence implique des précautions. Il est illégal de les déranger, de les blesser ou de détruire leur gîte.
Alors, que faire avant vos travaux ? Le bon réflexe est de contacter le Groupe Mammalogique Normand (GMN) ou la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). Des experts pourront vous conseiller et vous accompagner. Ils vous aideront à vérifier la présence de colonies et à adapter votre chantier. Il est notamment crucial d’éviter les travaux pendant la période de mise bas (mai à juillet) et d’hibernation (novembre à mars) pour ne pas perturber ces populations fragiles. Des solutions existent pour les relocaliser temporairement ou aménager des gîtes adaptés, comme des briques d’envol ou des tuiles chatières.
Écrit par: Seb Debollivier
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