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Stanislas : Paris contrainte de verser 1,4 M€, l’État s’impose !

todaymai 22, 2026 1

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Stanislas : Paris contrainte de verser 1,4 M€, l'État s'impose !

C’est un véritable coup de théâtre dans le dossier du lycée Stanislas ! La Ville de Paris se voit contrainte par l’État de verser 1,4 million d’euros à l’établissement privé. La Mairie avait pourtant suspendu cette dotation, estimant que l’institution catholique ne respectait pas « les règles ». Mais un arrêté préfectoral daté du 12 mai est venu siffler la fin de la partie : le paiement sera effectué d’office par le directeur régional des finances publiques d’Île-de-France.

Le cœur du litige ? La Mairie reproche à Stanislas de ne pas respecter ses engagements, notamment sur l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) et l’enseignement de la culture chrétienne. Le Conseil de Paris, sous l’impulsion du groupe communiste et avec le soutien de l’exécutif municipal, a même voté un vœu pour réclamer un « réexamen du contrat » de l’établissement avec l’État, voire sa rupture. Des « retours inquiétants » sont évoqués suite à un rapport d’inspection.

Ce n’est pas une première ! En 2024, déjà, le lycée avait reçu une mise en demeure de l’académie de Paris concernant ses cours de culture chrétienne. « Nous refusons de verser 1,4 million d’euros d’argent public à un établissement qui ne respecte pas les règles qui lui sont applicables », martèle Anne-Claire Boux. Stanislas, de son côté, se défend, assurant avoir fait des « ajustements précis et documentés » pour garantir la liberté de conscience des élèves.

Malgré les tensions, le Rectorat de Paris indique que l’instruction est « en cours ». Concernant l’EVARS, la rectrice de Paris Julie Benetti jugeait son déploiement « satisfaisant » en janvier. Il faut dire que ces forfaits d’externat, qui couvrent les frais de fonctionnement des établissements privés sous contrat, sont une obligation légale pour les collectivités locales. Rappelons qu’en 2024, la Mairie avait déjà suspendu – puis finalement versé – une dotation de 1,3 million d’euros après un rapport de l’IGESR dénonçant des « dérives ». L’histoire se répète, mais cette fois, l’État a tranché : Paris devra payer !

Écrit par: Seb Debollivier

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