Bretagne

Côtes d’Armor : Les gendarmes protègent nos tout-petits, même en maternelle !

todaymai 22, 2026 2

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Côtes d'Armor : Les gendarmes protègent nos tout-petits, même en maternelle !

C’est un triste constat : en France, un enfant est victime de violences sexuelles toutes les trois minutes. Chaque année, ce sont 160 000 jeunes qui en souffrent. Pour changer la donne, les gendarmes des Côtes d’Armor passent à l’action. Ils interviennent directement dans nos écoles, même auprès des plus petits, pour une mission essentielle : apprendre aux enfants à connaître leur corps et à oser dire « non ». Une démarche courageuse et nécessaire, qui s’inscrit dans un programme plus large de prévention.

Imaginez la scène : deux gendarmes en uniforme, assis sur de petites chaises en bois, au milieu d’une classe de maternelle décorée de hiboux et de perroquets. Un contraste surprenant, mais leurs grands sourires rassurent vite les élèves. « Vous savez ce que c’est des gendarmes ? », demande le major. Les réponses fusent : « Ça arrête les voleurs ! » ou « ça leur met des menottes ! ». Le gendarme précise alors : « Oui, mais notre première mission, c’est de protéger les gens. Et nous sommes là ce matin pour quelque chose d’important. »

Pour capter l’attention, pas de longs discours. Le major sort un livre : « La bulle de Miro ». L’histoire raconte les mésaventures du petit Miro, qui se sent envahi par les bises et les câlins non désirés. Les enfants écoutent, attentifs. C’est l’occasion d’aborder la question de l’intimité. Dans le livre, le papa de Miro lui apprend qu’il a le droit de refuser les marques d’affection non souhaitées. Et quand Miro reprend son dinosaure qui touche ses parties intimes : « Dino, ne touche pas à mes parties intimes, c’est ma bulle. » Une leçon claire et simple : chacun a le droit de poser ses limites.

« On recense 160 000 victimes de violences sexuelles chaque année chez les mineurs », rappelle le major Christophe, de la Maison pour la protection des familles des Côtes d’Armor. « Il faut aller dès le plus jeune âge les sensibiliser pour leur apprendre à réagir et à en parler. » Cette approche précoce est cruciale. Elle s’inscrit dans le cadre du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, aujourd’hui obligatoire. Une initiative locale qui fait la différence, pour un avenir plus sûr pour nos enfants bretons.

Écrit par: Seb Debollivier

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