En France, 11 millions de personnes se dévouent chaque jour pour un proche. Des « aidants » souvent dans l’ombre. Mais ça, c’est fini ! Depuis Nancy, Sonia Jabri, mère d’une fille polyhandicapée, a dit stop. Elle vient de lancer le tout premier Syndicat National des Aidants (SNA). Un vrai coup de tonnerre pour que ces voix soient enfin entendues !
Pourquoi un syndicat ? Sonia Jabri est claire : « Nous les aidants, nous sommes plus de 11 millions ! » Et pourtant, aucune structure syndicale ne les représentait vraiment, toutes formes d’aidance confondues. Le SNA se veut indépendant, transparent et démocratique. Son objectif ? « Changer les politiques publiques de façon systémique », insiste Sonia. Fini les miettes, place au rapport de force !
Déjà, le syndicat ne chôme pas. Une vingtaine de dossiers concrets sont sur la table : reconnaissance du syndrome post-traumatique des aidants, fin des frais à l’hôpital, création d’un statut d’aidant salarié protégé… « On transforme une problématique individuelle en solution collective », explique Sonia. En moins de deux mois, une trentaine de représentants ont rejoint le mouvement, de l’Est à la Réunion. Le site, lancé il y a peu, compte déjà 200 adhésions. Et c’est gratuit en 2026 !
Être un syndicat, ça change tout. « Légalement, il doit être entendu et reçu par le gouvernement », rappelle Sonia Jabri. L’objectif est clair : être présent partout où les décisions se prennent. Fini d’être les grands oubliés des débats. « À quel moment on parle de l’accompagnement de l’aidant ? Jamais. Nous sommes invisibles », dénonce-t-elle. Avec le SNA, cette invisibilité, c’est de l’histoire ancienne pour les aidants du Grand Est et d’ailleurs !
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