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Pesticides en Bretagne : le cri d’alarme des victimes s’amplifie !

todaymai 17, 2026 2

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Pesticides en Bretagne : le cri d'alarme des victimes s'amplifie !

Le Collectif des victimes des pesticides de l’Ouest, né en 2015, sonne l’alarme. Alors qu’il recevait quelques appels par mois, c’est désormais une quinzaine de demandes d’aide qui arrivent chaque mois. Un constat inquiétant pour ses membres. Pour eux, la situation empire : « On va dans le mur et on accélère », disent-ils, face à un retour en force des produits phytosanitaires.

Parmi ces voix, celle de Bernard Morel, un retraité breton. En 2020, une prise de sang révèle une leucémie lymphoïde chronique, un cancer du sang. Le choc est rude. Pourtant, pendant trois ans, pas de lien avec son passé agricole. « J’étais victime, comme tant d’autres, de cancer », confie-t-il, sans se douter de l’origine.

Le déclic ? Une rencontre lors d’une fête agricole. Un ami, membre du collectif, lui parle des effets des pesticides. La question tombe : « Tu as utilisé des pesticides, toi aussi ? » La réponse de Bernard est claire : « Oui, pendant au moins 24 ans ! » C’est là que tout bascule. Sa maladie, liée aux produits phytosanitaires ? Une révélation amère et tardive.

Bernard, comme beaucoup, a cru au « miracle » des pesticides. « J’ai utilisé toute la panoplie », soupire-t-il. Herbicides, insecticides, fongicides… Les techniciens incitaient à « protéger » les cultures pour des rendements records. « Dans la tête de tout le monde, c’était un progrès ! » se souvient-il. Un vendeur de Roundup lui disait même : « Il n’y a aucun danger avec ce produit-là, on pourrait en boire ! » Aujourd’hui, le constat est tout autre. Les effets sont connus, et le prix est lourd.

Michel Besnard, président du Collectif depuis sa création, connaît bien ces récits. Il se souvient des « gamins qui servent de jalons » pour guider les pulvérisateurs. Une image forte de l’époque. Après-guerre, les pesticides ont « boosté » l’agriculture, offrant plus de nourriture. « Mais aujourd’hui, on en connaît les effets », martèle-t-il. L’urgence est là : le nombre de demandes d’aide ne cesse d’augmenter, passant de quelques-unes à une quinzaine par mois.

Écrit par: Seb Debollivier

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