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Bataclan : La Légion d’honneur oublie les ‘premiers’ de la BAC, un Breton en colère

todayavril 23, 2026 2

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Bataclan : La Légion d'honneur oublie les 'premiers' de la BAC, un Breton en colère

La Légion d’honneur, dix ans après les attentats du 13 novembre, c’est fait ! 59 membres des forces de l’ordre ont reçu la prestigieuse distinction pour leur courage au Bataclan. Une reconnaissance saluée par Emmanuel Macron à l’Élysée. Mais derrière les paillettes, un goût amer persiste pour d’autres héros, notamment ceux de la BAC, la Brigade anti-criminalité.

Parmi eux, Alain Giraud, aujourd’hui retraité dans le Morbihan. « On était dans les premiers sur place, on a risqué notre vie pour sauver celle des autres, mais on n’existe pas », confie-t-il, la voix lourde. Ce soir tragique de novembre 2015, des commandos terroristes frappaient Paris, du Stade de France au Bataclan. La panique est totale. Et c’est là que les policiers de la BAC de nuit sont arrivés, les tout premiers à l’intérieur du Bataclan assiégé. Ils ont aidé des blessés, guidé des survivants, au péril de leur vie.

Mais alors, pourquoi cet « oubli » ? Alain Giraud a sa petite idée. Sur place, un officier de la BRI aurait demandé d’attendre les « forces lourdes ». Sauf que… « une autorité de chez nous nous a dit : Les gars, j’ai besoin de vous, là on y va », raconte l’ancien de la BAC. Ils ont donc foncé, obéissant à leur chef direct, devenant un maillon essentiel pour stopper le cauchemar.

Le sentiment d’injustice est palpable. « On a fait le job, comme la BRI et le Raid, au péril de notre peau. Alors pourquoi on n’est pas là ? » s’interroge Alain Giraud, exprimant une colère partagée par plusieurs de ses anciens collègues. Un hommage à deux vitesses qui laisse un goût amer à ces héros bretons et parisiens.

Écrit par: Seb Debollivier

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