Hauts-de-France

L’institut Pasteur de Lille entame des recherches inédites sur le chromosome X en lien avec la maladie d’Alzheimer

todaymars 5, 2026 32 3

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À Lille, une nouvelle étude scientifique tente de mieux comprendre pourquoi les femmes sont davantage touchées par la maladie d’Alzheimer. Un chercheur de l’Institut Pasteur de Lille lance en effet un projet de recherche centré sur le rôle du chromosome X dans le développement de cette pathologie.

Ce programme a pu voir le jour grâce à deux financements accordés par la Fondation Recherche Alzheimer et l’Université de Lille, pour un montant total dépassant les 400 000 euros. Ce soutien permet notamment de recruter une doctorante, de mobiliser un chercheur spécialisé et de mettre en place de nouvelles expériences en laboratoire.

Aujourd’hui, environ 60 % des personnes atteintes d’Alzheimer sont des femmes. Si leur espérance de vie plus élevée peut en partie expliquer cette différence, les scientifiques estiment que d’autres facteurs biologiques pourraient intervenir. Parmi eux, le chromosome X, présent en double exemplaire chez les femmes, mais en un seul chez les hommes.

Normalement, l’un des deux chromosomes X féminins reste inactif afin d’éviter un excès d’activité génétique. Toutefois, certaines recherches suggèrent que ce chromosome « endormi » pourrait se réactiver avec l’âge, modifiant alors l’activité de certains gènes essentiels au fonctionnement du cerveau.

Pour étudier ce phénomène, l’équipe de recherche prévoit d’utiliser une technique appelée reprogrammation cellulaire. Elle consiste à transformer des cellules humaines en neurones afin d’observer le comportement des gènes lorsque le chromosome X est réactivé. Cette méthode permettra notamment d’analyser l’activité des synapses, les zones de communication entre les neurones, souvent altérées dans la maladie d’Alzheimer.

En comparant ces résultats avec de grandes bases de données génétiques, les chercheurs espèrent identifier certains mécanismes qui pourraient expliquer la plus grande vulnérabilité des femmes face à la maladie.

À terme, ces travaux pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques, plus personnalisées, adaptées aux différences biologiques entre les patients. Ce projet scientifique doit être présenté prochainement lors d’un événement consacré à la recherche sur Alzheimer à Paris.

Écrit par: Jade

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