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C’est une défense pour le moins insolite qui n’a pas attendri les juges parisiens. Un fonctionnaire de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a récemment essuyé un revers judiciaire au tribunal administratif de Paris, après avoir contesté le retrait de son habilitation « secret-défense ». Pour justifier ses incursions répétées dans un fichier sensible, l’employé a assuré qu’il cherchait simplement à repérer les dates de naissance de ses collègues pour célébrer leurs anniversaires.
Les ennuis pour cet ancien chef de pôle documentation avaient débuté en décembre 2023. Le ministère de l’Intérieur avait alors tranché net en le privant de son sésame sécuritaire, s’appuyant sur un rapport accablant. En plus des requêtes non autorisées dans les bases de données, la hiérarchie lui reprochait un comportement frondeur et des tensions permanentes avec ses supérieurs depuis sa promotion intervenue plus tôt dans l’année.
Devant la justice, le requérant a tenté de minimiser ses actes, invoquant une formation lacunaire ou de prétendues nécessités de service. Des arguments balayés d’un revers de main par la juridiction administrative, qui a estimé que la curiosité sur les dates d’anniversaire n’avait rien à faire dans le traitement de données classifiées. La sanction du ministère est donc jugée totalement valide.
Écrit par: Seb Debollivier
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