Nouvelle-Aquitaine

Violences sexuelles en Nouvelle-Aquitaine : un chemin de croix pour les victimes, des plaintes trop souvent classées

todayjuin 19, 2026 1

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Violences sexuelles en Nouvelle-Aquitaine : un chemin de croix pour les victimes, des plaintes trop souvent classées

C’est un chiffre qui glace le sang et qui résonne dans toute la Nouvelle-Aquitaine : 86 % des plaintes pour violences sexuelles sont classées sans suite. Et pour les viols, c’est encore pire, avec 94 % des dossiers qui n’aboutissent pas. Un constat amer pour les victimes, qui se retrouvent souvent face à un mur. Des professionnels du droit, comme Lucie Violette, avocate à Poitiers, le concèdent : « J’explique toujours qu’ils risquent d’être déçus ». Une mise en garde qui en dit long sur les réalités du système judiciaire.

Pour celles et ceux qui osent porter plainte, le parcours s’apparente souvent à un véritable chemin de croix. Pierrick Grabowski, à la tête de l’association poitevine Enfance Violée, le confirme : « le chemin est long, coûteux et malmenant ». Entre le dépôt de plainte et une éventuelle avancée, des mois, voire des années peuvent s’écouler sans aucune nouvelle. Des délais insoutenables pour les victimes, qui revivent leur traumatisme à chaque étape.

Mais pourquoi un tel nombre de classements sans suite ? Plusieurs raisons sont avancées. Le manque de preuves est souvent le motif principal, mais la saturation des tribunaux, des faits jugés trop anciens ou des infractions « insuffisamment caractérisées » pèsent aussi lourdement dans la balance. Un système judiciaire sous tension, qui peine à offrir la justice espérée par des milliers de personnes en quête de reconnaissance et de réparation.

Écrit par: Seb Debollivier

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