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Le Calvados retient son souffle. Depuis ce mardi 16 juin 2026, la cour d’assises juge quatre personnes – trois femmes et un homme – pour le meurtre de Medhi Petit. Cet homme de 33 ans a été abattu en mai 2020 à Trouville-sur-Mer. Mais au-delà du crime, c’est le traitement du corps de la victime qui révolte et choque sa famille, présente au procès.
La mère de Medhi, la voix brisée, témoigne de six ans de souffrance, évoquant « une partie de moi est morte ». À ses côtés, sa fille Sonia peine à contenir sa colère. « Ils ont détruit notre vie », lance-t-elle, dénonçant que les accusés soient « libres » alors que « nous, on ne vit plus ». Pour la famille, le sentiment d’injustice est palpable, et le fardeau de la douleur, immense.
Medhi Petit est mort dans la nuit du 15 au 16 mai 2020 à Trouville, venu pour une dette de 60 euros. Abattu par balle, son corps n’aurait pas été respecté. L’avocat de la famille, Maître Nicolas Paganelli, décrit des faits glaçants : « Medhi est traîné, déshabillé, pris en photo et cette photo diffusée pour se moquer ». La mère de la victime, bouleversée, martèle : « On l’a abattu comme un chien, on l’a humilié, déshabillé, tabassé ». Une « humiliation » et un « racisme » dénoncés par sa sœur Sonia, qui souligne le manque de respect pour la vie humaine.
Si l’identification du tireur est un enjeu clé pour la justice, la famille, elle, va plus loin. « Pour moi, ce sont tous des tueurs », affirme Sonia, pointant du doigt la passivité des autres présents et la dissimulation des preuves. Ce procès, prévu sur plusieurs jours, devra non seulement établir les responsabilités dans la mort de Medhi, mais aussi juger cette « horreur » post-mortem qui a profondément marqué les esprits et la famille.
Écrit par: Seb Debollivier
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