Hauts-de-France

Ambleteuse : son terrain grignoté par la mer, la justice rejette sa plainte contre la mairie

todayjuin 14, 2026 4

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Ambleteuse : son terrain grignoté par la mer, la justice rejette sa plainte contre la mairie

Coup dur pour un habitant d’Ambleteuse, dans le Pas-de-Calais. Stéphane Théophile Saint-Maxent se bat depuis 2015 contre l’érosion qui ronge son terrain. Plus de dix ans après le début de sa démarche, sa plainte contre la mairie vient d’être rejetée par le tribunal administratif de Lille. Pour lui, c’est « incompréhensible ». Il estime avoir perdu plus de 200 m² de parcelle et regrette amèrement : « Je ne demandais rien d’autre que l’entretien de ce terrain. » Selon lui, quelques milliers d’euros auraient suffi à régler le problème à l’époque.

Le cœur du litige ? Un parc à bateaux, propriété de la commune, situé juste en face de sa maison, près du Fort d’Ambleteuse. Stéphane Théophile Saint-Maxent affirme que les trois quarts de ce terrain se sont effondrés. Il avait alerté le maire de l’époque, Arnaud Lelièvre du Brœuille, qui lui aurait promis des travaux d’enrochement. Des promesses non tenues, selon le septuagénaire. Il pointe du doigt un « défaut d’entretien » pour un terrain appartenant à la mairie, et non à la communauté de communes comme cela aurait été suggéré.

Aujourd’hui, la situation s’aggrave. Une dune de huit mètres de haut s’est formée, rendant la zone dangereuse pour les promeneurs et les touristes. Du côté de la mairie, le nouveau maire, Stéphane Pinto, élu en 2021, assure que la commune n’est « en aucun cas » responsable. Pour lui, les effondrements sont liés à l’érosion naturelle de la Slack, et non au parc à bateaux. Le maire souligne l’ampleur du défi : l’érosion côtière est un problème qui « va au-delà des habitants ou de la commune ». Il rappelle que près d’un tiers d’Ambleteuse pourrait être sous les eaux d’ici un siècle. Une situation qui nécessiterait une approche régionale et du « cas par cas ».

Malgré le revers judiciaire, Stéphane Théophile Saint-Maxent ne baisse pas les bras. S’il n’a « rien contre Stéphane Pinto », il reste convaincu qu’une digue aurait pu être construite dès le départ. Pour lui, il est vital de ne pas considérer l’érosion côtière comme inéluctable. Un combat local qui résonne avec les défis globaux du réchauffement climatique et du recul du trait de côte qui touchent de plus en plus nos littoraux des Hauts-de-France.

Écrit par: Seb Debollivier

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