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La justice a rendu son verdict à Saint-Malo ! L’éleveur de Meillac (Ille-et-Vilaine), dont le troupeau avait fait la une après une vidéo de l’association L214, écope de quatre mois de prison avec sursis. Une interdiction de gérer une exploitation agricole est aussi prononcée, mais limitée à trois ans. Une décision que l’avocat du mis en cause, Maître Pierre Stichelbaut, compte bien contester.
Le parquet avait pourtant demandé six mois avec sursis et une interdiction définitive. Le tribunal a donc été un peu plus clément. Mais ce jugement fait suite à des faits graves : en janvier 2024, les services préfectoraux, alertés par L214, avaient découvert des vaches dans des conditions sanitaires déplorables. Deux bêtes étaient déjà mortes sur les 60 que comptait l’élevage.
Les images, diffusées par L214, avaient choqué les Bretons : des animaux pataugeant dans la boue et les excréments, parfois jusqu’au ventre, sans accès à l’eau. Un cadavre de vache avait même été retrouvé, enseveli. L’OABA, association mandatée pour évacuer les bêtes, avait signalé le risque pour la survie des autres animaux du troupeau, alors que plusieurs montaient dans les bétaillères.
L’éleveur, qui n’exerçait pas à titre principal, avait repris la ferme « par devoir » il y a quinze ans. Son avocat annonce qu’il va faire appel de la décision, espérant transformer cette peine de prison avec sursis en simple contravention, arguant d’une absence d’intention de maltraiter. Mais cette condamnation reste une épée de Damoclès : toute nouvelle infraction similaire pourrait le mener directement en prison. L’affaire est donc loin d’être close à Meillac !
Écrit par: Seb Debollivier
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