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L’émotion est toujours vive autour de l’affaire Lyhanna en Occitanie. Mais au-delà du drame, une autre réalité inquiétante émerge : des victimes collatérales. Des personnes portant le même nom que Jérôme Barella, le principal suspect, se retrouvent harcelées en ligne. Une véritable chasse aux sorcières numérique qui s’abat sur des innocents, ciblés par des publications complotistes.
C’est le cas de Francis Barella, ancien maire de Sainte-Radegonde, âgé de 80 ans. Sa paisible retraite a viré au cauchemar. Il se voit associé au suspect sur les réseaux sociaux, sans le moindre lien avec l’affaire. « Psychologiquement, on est très atteint, c’est affreux », confie-t-il, dénonçant des « charognards qui ne pensent qu’à faire du mal ». Face à ce déferlement, il a dû déposer plainte pour diffamation, espérant que la justice mette fin à ce harcèlement.
Francis n’est pas seul dans cette épreuve. Alain Scudellaro, maire de Lamothe-Goas, est également ciblé par ces attaques. Sur Facebook, il dénonce ces « diffusions trompeuses faites par des pseudo-investigateurs complotistes » et annonce des poursuites. Une internaute, touchée par cette situation, résume bien le sentiment général : « À l’horreur de ce qui s’est passé, s’ajoutent la malveillance et l’absurdité des réseaux sociaux qui colportent des rumeurs sans fondements. »
Face à l’ampleur du phénomène, le procureur d’Agen, en charge de l’affaire Lyhanna, a rappelé à l’ordre. Il a souligné que le harcèlement en ligne constitue une infraction pénale. Un avertissement clair pour tenter de calmer la vindicte populaire et protéger ces citoyens innocents, pris pour cible par la rumeur. En Occitanie, la justice veille, déterminée à faire cesser ces agissements.
Écrit par: Seb Debollivier
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