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Tension palpable vendredi dernier à l’Institut Régional des Travailleurs Sociaux (IRTS) de Caen. Les étudiants ont bloqué leur établissement, une action forte pour dénoncer des faits d’agression sexuelle. Au cœur de leur colère : des accusations visant un membre du personnel et, surtout, le silence ou l’inaction présumée de la direction face à ces graves allégations.
L’ambiance était lourde dans les locaux. Les étudiants, soutenus par des syndicats, ont spontanément cessé les cours après avoir appris qu’une salariée aurait été agressée sexuellement par un collègue, un formateur sous contrat. Plus grave encore, ils pointent du doigt une direction qui aurait critiqué la victime, qualifiant ses propos de « ramassis d’absurdités ». Pour ces futurs travailleurs sociaux, cette mobilisation est une question de principes et de valeurs.
« On veut vraiment montrer qu’on soutient les personnes qui ont osé parler », explique Pauline Hericher, une étudiante. Les jeunes dénoncent la façon d’agir de la direction, qu’ils estiment soutenir l’agresseur présumé plutôt que la victime. Selon un communiqué des étudiants, la direction aurait même réagi aux alertes par un « recadrage d’une violence extrême ». Des sources étudiantes affirment que la direction aurait été au courant du passé de l’agresseur, déjà renvoyé d’un établissement précédent pour des faits similaires.
Pour l’heure, l’agresseur présumé est en arrêt maladie mais reste membre du personnel. Les étudiants réclament son renvoi immédiat. Les syndicats CGT et CFDT appuient la démarche, soulignant les insuffisances de la direction. Nicolas Foucher (CGT) alerte sur une « dégradation des risques psychosociaux » au sein de l’IRTS. Ils regrettent que la direction n’ait pas mesuré le traumatisme et qu’aucune enquête approfondie n’ait été menée, malgré une plainte déposée. Les étudiants, eux, n’ont jamais été interrogés.
Écrit par: Seb Debollivier
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