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À Paris, comme partout en France, les assistants d’éducation – ces « pions » que l’on croise dans nos collèges et lycées – ont fait entendre leur voix ce mardi. Ils réclament plus de bras et une meilleure reconnaissance d’un métier qui va bien au-delà de la simple surveillance. Dans le 12ème, Elijah, AED, le confirme : « Nous sommes les adultes auxquels les élèves font le plus confiance. »
Leurs missions sont multiples et essentielles. De l’accueil matinal aux confidences des élèves en passant par la gestion des conflits, les AED sont en première ligne. « On est là pour aider sur les problèmes à la maison, les soucis administratifs. C’est un métier difficile psychologiquement », témoigne Elijah. Un rôle crucial, mais souvent invisible et sous-estimé.
Et la reconnaissance salariale ? C’est le nerf de la guerre. « Nous sommes sous-payés par rapport à l’ensemble de nos missions », insiste l’AED. Beaucoup peinent à joindre les deux bouts. Certains envisagent même de raccrocher à la fin de l’année. Une situation précaire dénoncée par le collectif AED Paris Banlieue, mobilisé hier place Bainville.
Les syndicats sont clairs : il faut des créations de postes, une grille salariale nationale pour revaloriser les salaires, un accès à la formation et plus de mobilité. Le message est fort : « AED, la précarité, ça suffit ! » Nos établissements parisiens ont besoin de ces piliers, mieux rémunérés et mieux accompagnés.
Écrit par: Seb Debollivier
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