Un cas contact d’hantavirus a été admis au CHU de Rouen récemment. L’information, révélée par la presse, a mis le feu aux poudres. La CGT Hôpitaux de Rouen est montée au créneau. Le syndicat dénonce un silence assourdissant de la direction. Une situation qui génère de vives inquiétudes chez les soignants normands.
Pour les agents, aucune information officielle n’a filtré. « On l’a appris dans la presse et par des on-dit », confie Évelyne Bourgeois, secrétaire CGT au CHU. Le flou persiste sur l’identité de la personne, le service concerné ou les précautions prises. Seule certitude : il s’agirait d’un transfert depuis l’Eure, suite à un contact lors d’un vol international.
Sur les réseaux sociaux, la CGT Rouen ne mâche pas ses mots. Le syndicat dénonce une « omerta totale » de la part de la direction. Les représentants du personnel sont tenus à l’écart. Pourtant, la situation peut avoir des conséquences directes sur les conditions de travail et la sécurité des équipes. Un dialogue social jugé inexistant, qui rappelle de mauvais souvenirs.
Ce manque de transparence ravive les traumatismes du Covid-19. « Le Covid a laissé des traces », souligne Évelyne Bourgeois. Les agents craignent un retour des masques ou de nouvelles vaccinations. Des questions concrètes restent sans réponse : « Dans quel service ? Comment le transfert ? Quelles précautions pour le personnel ? » Pour la CGT, cacher l’information aux agents n’est pas une solution.
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