Seven Bourgogne-Franche-Comté
Seven Centre-Val de Loire
Seven Corse
Seven PACA
Seven Réunion
play_arrow
Seven Ile-de-France
play_arrow
Victor Guillaume - Fuerza Agency
play_arrow
Victor Guillaume - Fuerza Agency
play_arrow
🎙️ "Siprès : La beauté au naturel, un engagement éthique et local" 🌱✨ Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Interview Laververt : L'histoire d'une aventure éco-responsable 🌿 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ NOUVELLE INTERVIEW EN PODCAST ! 🎙️ Raphaël Warny
play_arrow
🎙️Plongez dans l'univers passionnant de la Dusius🍻 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Podcast gourmand en vue avec Gwenita de la Bouquetteria ! 🥓🌸 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Interview Podcast : "L'Art de s'épanouir" avec Chanez Creative ! 🌟 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Le Dr Jacobs dévoile les secrets d'une perte de poids durable ! 💪 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Découvrez l'histoire de Biggie Socks dans notre nouveau podcast sur Seven Radio ! Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Interview Inspirante d'Aurélie de Chrysalide👚 Raphaël Warny
play_arrow
🎙️ Découvrez Carole, la femme derrière l'Inspira Lifestyle Festival ! 🌟 Raphaël Warny
Retour en 1972 ! Gwénaëlle Régereau, qui a grandi tout près de l’ancienne usine du Joint Français à Saint-Brieuc, n’était pas encore née lors de cette grève historique. Pourtant, elle a ressenti le besoin viscéral de raconter ce combat ouvrier méconnu, désormais immortalisé dans son nouveau roman graphique. « On avait pensé que le Breton était travailleur, certes, mais aussi qu’il était docile, » sourit Gwénaëlle. « Je ne sais pas où ils ont cherché ça, mais c’est une des raisons pour lesquelles ils s’étaient implantés à Saint-Brieuc. Ils pensaient y faire de l’argent. »
L’usine du Joint Français s’installe à Saint-Brieuc en 1962, profitant de la décentralisation industrielle. Mais au début des années 70, la stupeur frappe les ouvriers briochins : leurs salaires sont inférieurs de 20 à 30 % à ceux de leurs collègues parisiens. La colère monte vite. En février 1972, ils exigent une augmentation de 70 centimes de l’heure. Le mouvement est lancé, et le 13 mars, les salariés votent l’occupation de leur usine. C’est le début d’un bras de fer qui marquera l’histoire sociale de la Bretagne.
La solidarité s’organise et dépasse rapidement les murs de l’usine. Gwénaëlle a puisé dans les témoignages, notamment celui de son père, qui travaillait dans une aciérie voisine et a vu son entreprise rejoindre le mouvement. Agriculteurs, commerçants, habitants, et même des curés dans leurs sermons, tous se sont mobilisés pour soutenir les grévistes. Une erreur stratégique de la direction, l’envoi de 400 gendarmes pour évacuer et occuper l’usine, a transformé la rue en tribune. Le mouvement devient alors visible de tous, incarnant la fin des Trente Glorieuses et la promesse non tenue d’une meilleure vie pour les enfants de paysans bretons.
Écrit par: Seb Debollivier
Développe ta WebRadio avec RadioMania
Commentaires d’articles (0)