Bretagne

Tinténiac : Des noms oubliés enfin gravés, 7 Poilus retrouvent leur place dans l’Histoire locale

todaymai 7, 2026 1

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Tinténiac : Des noms oubliés enfin gravés, 7 Poilus retrouvent leur place dans l'Histoire locale

Ce 8 mai 2026, à Tinténiac en Ille-et-Vilaine, une page d’histoire locale se tourne. L’association Le Souvenir français s’apprête à dévoiler une plaque particulière : sept noms de soldats, morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale, seront enfin gravés sur le monument aux morts. Après plus d’un siècle d’oubli, ces héros de Tinténiac retrouvent la place qu’ils méritent dans la mémoire collective de leur commune.

Ange-Marie Briot, Jean-Marie François Aubert, Joseph-Marie Mari, Émile-Marie Villarmois, François Marie Bourdin, Joseph Jules Victor Bernard et Jules Hippolyte Eugène Pierre Marie Busnel. Ces noms, des enfants du pays, sont tombés dans l’horreur des combats de 1914, à Verdun ou dans les tranchées des Ardennes. Pourtant, pour diverses raisons, leurs sacrifices n’avaient jamais été inscrits sur le granit du monument local. Une injustice que Le Souvenir français s’attache aujourd’hui à réparer.

Le travail minutieux de l’association, sous la houlette de Thierry Mazurier, président du comité de Bretagne Romantique, est essentiel. Ils comparent registres municipaux, plaques d’église et livres d’or pour retrouver ces « oubliés ». Parfois, ce sont des soldats morts longtemps après la fin des combats, ou des orphelins sans famille pour veiller sur leur mémoire. « Il y a aussi des homonymes », précise Thierry Mazurier, « à Tinténiac, un Ange-Marie Briot était déjà là, mais ce n’était pas le bon. Deux vies, deux histoires différentes. »

Pour Thierry Mazurier, cette démarche est plus qu’une simple correction historique, c’est un devoir. « C’est une obligation pour les communes d’inscrire le nom des morts pour la France », insiste-t-il. « Ils se sont battus pour nous, ils ont autant le droit d’être sur un monument. En gravant leurs noms dans la pierre, ils deviennent immortels. » C’est aussi l’occasion de découvrir leurs histoires, comme celle de François Marie Bourdin, cultivateur, père de deux enfants, mobilisé dès 1914 et tombé à 41 ans.

Écrit par: Seb Debollivier

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