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Et si Molière écrivait avec l’IA ? C’est le pari un peu fou relevé par Sorbonne Université et le collectif Obvious avec L’Astrologue ou Les faux présages. Cette farce en trois actes, pensée à la manière du dramaturge et rédigée en vieux français, sera jouée mardi et mercredi à l’Opéra royal du Château de Versailles.
Le projet est né d’une collaboration entre chercheurs, artistes et spécialistes du théâtre classique. L’idée : imaginer une pièce que Jean-Baptiste Poquelin aurait pu signer, en s’appuyant sur une méthode de travail très encadrée. L’IA générative a d’abord été entraînée sur les textes de Molière, mais aussi sur des dialogues et des traités de philosophie, avant d’être reprise, corrigée et ajustée à de nombreuses reprises.
Au total, plus de 20.000 allers-retours entre les algorithmes et l’équipe de création ont été nécessaires, selon les concepteurs. Le texte a ensuite été relu lors d’ateliers d’écriture, puis vérifié par des comités de lecture pour contrôler la syntaxe, la cohérence et le ton. Les costumes ont eux aussi été imaginés avec l’aide de l’IA, à partir notamment de croquis d’Henri de Gissey, dessinateur du XVIIe siècle.
Sur scène, l’intrigue reste très moliéresque : un père, manipulé par son astrologue personnel Pseudoramus, veut marier sa fille à un homme plus âgé, malgré son refus. Comme souvent chez Molière, la soubrette Dorine va venir bousculer les certitudes et faire tomber la supercherie. Le thème de l’astrologie s’est imposé naturellement, dans la continuité de la dénonciation de la crédulité humaine chère à l’auteur du Malade imaginaire.
Si l’outil numérique a accéléré la création, la production reste très ancrée dans l’artisanat. Perruques, costumes cousus main, décors fabriqués selon les techniques anciennes et intermèdes musicaux inspirés de l’époque viennent compléter ce spectacle hybride. Pour l’équipe, l’intelligence artificielle apporte une mémoire gigantesque et une vitesse d’exécution précieuse, mais le résultat final reste bien celui d’un travail humain, précis et documenté.
Écrit par: Seb Debollivier
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