Ile-de-France

Salaires non versés, fiche de paie bidon, utilisation de produits toxiques, des coiffeuses sans papiers en grève illimitée pour défendre leurs droits

todaymars 6, 2026 7

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Dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, une quinzaine d’employées d’un salon de beauté ont décidé de se mettre en grève et d’occuper leur lieu de travail pour dénoncer leurs conditions d’emploi. Coiffeuses et esthéticiennes affirment ne plus avoir été payées depuis environ quatre mois.

Certaines d’entre elles travaillent dans cet établissement depuis plusieurs années. L’une des salariées explique qu’elle enchaînait des journées de travail de 10 h à 20 h, du lundi au samedi, soit près de 60 heures par semaine, pour un salaire d’environ 1 300 euros par mois.

Des promesses de régularisation

Selon les employées, leur patron leur aurait assuré qu’il les aiderait à obtenir des papiers. En attendant, il leur aurait demandé de payer une contribution mensuelle d’environ 250 euros afin de couvrir certaines charges. Les travailleuses affirment également avoir reçu des contrats et des fiches de paie.

Mais lors d’un contrôle administratif effectué à la mi-février, elles découvrent que plusieurs documents seraient irréguliers. Les autorités auraient également signalé l’utilisation de produits interdits en France dans le salon.

Le soutien d’un syndicat

Face à cette situation, les salariées se sont rapprochées de la CGT afin de défendre leurs droits et rendre leur situation publique. Le syndicat les accompagne dans leurs démarches et participe à l’occupation des lieux.

Les représentants syndicaux demandent notamment le paiement des salaires dus et l’ouverture de discussions avec l’employeur. Ils évoquent également la possibilité de démarches pour la régularisation de certaines employées, qui pourraient être reconnues comme victimes d’abus ou d’exploitation.

Un précédent dans la même rue

Ce conflit rappelle un mouvement similaire survenu en 2014 dans la même rue, lorsque des coiffeuses et manucures avaient mené une longue grève pour dénoncer leurs conditions de travail. À l’époque, la justice avait fini par condamner leur employeur.

Pour l’instant, le responsable du salon concerné n’a pas répondu aux sollicitations des journalistes.

Écrit par: Jade

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