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Ce mardi 17 février, de nombreux enseignants d’Île-de-France sont appelés à faire grève et à manifester à Paris pour dénoncer la dégradation des conditions d’enseignement. Selon les syndicats, des écoles pourraient même être totalement fermées faute de personnel.
Le cortège doit partir de la Sorbonne pour rejoindre le ministère de l’Éducation nationale. Les enseignants protestent contre les suppressions de postes prévues dans le budget 2026 : près de 3 200 au niveau national, dans les écoles, collèges et lycées.
Les syndicats estiment que cette politique va aggraver des situations déjà difficiles. En Île-de-France, certaines écoles pourraient ne pas ouvrir du tout ce jour-là. Des collèges et lycées sont jugés « en grande difficulté », avec des équipes incomplètes et des classes surchargées.
Dans l’académie de Paris, 224 postes d’enseignants doivent être supprimés à la rentrée prochaine, dont 90 dans les écoles primaires et 134 dans le secondaire. Les syndicats dénoncent une école « au ralenti », incapable de remplir correctement sa mission.
Autre problème majeur : le nombre d’élèves par classe. Dans certains collèges et lycées, les effectifs atteignent 30 à 35 élèves. Pour les professeurs, cela empêche un suivi individuel des élèves et rend certains cours impraticables, notamment en sciences, où le matériel manque pour travailler correctement en groupe.
Les enseignants pointent aussi le non-remplacement des collègues absents, parfois pendant plusieurs mois. Résultat : heures perdues, élèves livrés à eux-mêmes, et programmes difficilement suivis.
Les syndicats critiquent également les « dotations horaires globales », c’est-à-dire le nombre d’heures attribuées à chaque établissement. Selon eux, ces volumes ne correspondent pas à la réalité des effectifs, notamment dans les zones où la population scolaire augmente.
Dans les académies de Créteil et de Versailles, les syndicats estiment que la baisse du nombre d’élèves est utilisée comme prétexte pour réduire les moyens, au lieu d’améliorer les conditions d’apprentissage.
Les parents d’élèves soutiennent la mobilisation. La FCPE dénonce notamment le manque d’AESH, ces accompagnants indispensables pour les enfants en situation de handicap. Faute de personnel, certains élèves ne peuvent rester en classe qu’une partie de la journée.
Les parents alertent aussi sur le manque d’infirmières scolaires, de psychologues et d’assistants d’éducation, ce qui nuit au climat scolaire et au sentiment de sécurité des élèves.
Les syndicats demandent :
l’arrêt des suppressions de postes,
plus de remplaçants,
des classes moins chargées,
davantage d’AESH et de personnels médico-sociaux.
Ils souhaitent être reçus par le ministre de l’Éducation nationale pour faire entendre leurs revendications et défendre ce qu’ils considèrent comme un pilier du service public : l’école.
Écrit par: Jade
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