Occitanie

Pyrénées-Orientales : deux mois après le brasier de Trévillach, le lourd bilan des sinistrés

todayseptembre 19, 2026 118

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Pyrénées-Orientales : deux mois après le brasier de Trévillach, le lourd bilan des sinistrés

Le département des Pyrénées-Orientales porte encore les stigmates du violent incendie qui a sévi du 4 au 11 juillet dernier. Ce sinistre, considéré comme l’un des plus destructeurs des cinquante dernières années, a dévasté près de 5 000 hectares, touchant aussi bien des habitations que des infrastructures agricoles et des entreprises locales.

Pour les habitants de Rodès et des communes alentour, le quotidien reste une épreuve. Certains, ayant tout perdu, naviguent entre le relogement précaire et les lenteurs des procédures d’indemnisation. Si la solidarité initiale a été forte, plusieurs sinistrés expriment aujourd’hui un sentiment d’abandon, pointant du doigt la complexité des expertises et le silence prolongé des instances administratives.

Le monde économique local a également été lourdement frappé. À Ille-sur-Têt, des structures comme la miellerie Rayon d’Or ou des exploitations fruitières font face à des pertes financières colossales. Entre les dossiers d’assurance qui traînent et l’absence de visibilité sur les aides publiques, les professionnels tentent de maintenir leur activité tout en reconstruisant ce qui a été réduit en cendres.

En parallèle, le traumatisme reste vif chez les résidents de l’Ehpad Saint-Joseph, qui avaient dû être évacués en urgence lors de la progression des flammes. Si ces derniers ont pu réintégrer leurs locaux après quelques jours, les traces psychologiques de cet événement majeur persistent au sein de la population sinistrée, qui réclame un soutien moral et matériel plus soutenu sur le long terme.

Écrit par: Seb Debollivier

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