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Le constat fait froid dans le dos. Sur les 500 écoles les plus exposées aux pesticides en France, plus d’une centaine se trouvent chez nous, en Gironde. Ce chiffre alarmant a réuni associations et parents d’élèves à Bègles ce mardi 16 juin. Face à cette menace invisible qui plane sur les cours de récréation, la pression monte pour trouver des solutions urgentes.
À Gauriac, dans le nord du département, une initiative locale montre la voie. Des traces de folpel, un fongicide perturbateur endocrinien, avaient été détectées dans l’école. La mairie a finalement racheté les quatre hectares de vignes voisins pour y installer un projet maraîcher sans aucun traitement. Une victoire locale qui fait suite au traumatisme de 2014 à Villeneuve-de-Blaye, où 23 écoliers avaient été intoxiqués.
Les dernières études scientifiques de l’Inserm confirment le danger : les molécules chimiques se propagent jusqu’à 1 000 mètres des zones d’épandage. Les enfants, souvent en contact direct avec le sol, sont les premières victimes. En Haute-Gironde, un tiers des habitants vit à moins de 50 mètres des vignes, rendant la cohabitation particulièrement délicate.
Pour nos viticulteurs girondins, la transition écologique ressemble pourtant à un parcours du combattant. Si 30 % d’entre eux sont déjà passés au bio en Haute-Gironde, le coût financier et les risques de pertes de récoltes freinent encore le mouvement. Les associations réclament désormais un soutien de l’État pour aider nos producteurs à franchir le pas.
Écrit par: Seb Debollivier
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