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2027 et l’Autonomie Corse : Les présidentiables s’expriment (ou se taisent)

todayjuin 20, 2026 1

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2027 et l'Autonomie Corse : Les présidentiables s'expriment (ou se taisent)

L’avenir de la Corse, et notamment son statut d’autonomie, est au cœur des discussions nationales. Le sujet, qui pourrait nécessiter une révision constitutionnelle, est même examiné actuellement à l’Assemblée Nationale. À l’horizon 2027, l’élection présidentielle approche à grands pas et la question se pose : quelle est la vision des futurs candidats sur l’autonomie de notre île ?

Malgré une course à l’Élysée qui s’annonce déjà très peuplée – une vingtaine de noms circulent –, peu de prétendants ont pour l’heure détaillé leur position. Sollicités par nos soins, seuls deux profils ont répondu. Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière, ne mâche pas ses mots. Pour elle, l’autonomie n’aura de sens que si les couches populaires de Corse peuvent réellement peser. Elle pointe du doigt une île où le logement manque, où l’économie est aux mains de quelques-uns, et où le coût de la vie est exorbitant. L’assemblée et l’exécutif corses actuels n’auraient, selon elle, rien changé pour les plus modestes. Son avis est clair : ni pour, ni contre le projet de loi, car sans mobilisation populaire, les compromis se feront « contre la population pauvre de Corse ».

Autre son de cloche du côté de Delphine Batho, écologiste. Son attachement personnel à la Corse est profond, et sa position est sans ambiguïté : elle est « favorable de longue date à un statut d’autonomie de la Corse dans la République ». Mais l’absence de réponse des autres candidats ne signifie pas un vide total d’opinions. Bruno Retailleau (Les Républicains), par exemple, a déjà exprimé ses réserves, estimant que l’autonomie « percute des piliers de la République, notamment son indivisibilité ». Xavier Bertrand (LR également), avec une approche différente, avait quant à lui visité l’île récemment, sans pour autant clarifier pleinement sa position sur ce point précis.

Le débat sur l’autonomie de la Corse est donc loin d’être clos et s’annonce comme un sujet clé pour la prochaine échéance présidentielle. Si les prises de position restent rares, les premières réactions montrent des divergences profondes, allant du soutien clair à une vision plus sociale et critique, en passant par des réserves sur l’unité de la République. Le chemin est encore long avant que les Corses ne connaissent la couleur politique de l’autonomie, si elle voit le jour.

Écrit par: Seb Debollivier

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