Nouvelle-Aquitaine

Moissons sous haute surveillance : la canicule, bête noire des agriculteurs néo-aquitains

todayjuin 19, 2026 1

Arrière-plan
share close
Moissons sous haute surveillance : la canicule, bête noire des agriculteurs néo-aquitains

Dans nos campagnes néo-aquitaines, la moisson bat son plein, mais la vigilance est de mise. Avec la canicule, chaque jour est un défi pour des agriculteurs comme Valentin Salomon, de Bourneuf en Charente-Maritime. Chaque matin, c’est le même rituel : deux heures d’inspection et de nettoyage minutieux de sa moissonneuse.

« La paille et la poussière sont les ennemies numéro 1 », confie Valentin, qui surveille chaque détail. Son travail d’une année peut partir en fumée en quelques minutes, une hantise bien réelle pour tous les exploitants de la région.

À bord de sa machine, où il passe dix à douze heures par jour, Valentin ne lâche rien. Il garde un œil sur son rétroviseur, attentif à la moindre fumée, à la plus petite odeur suspecte. Son tableau de bord est son allié, avec un capteur de températures moteur qu’il scrute sans cesse. « Là, tout est vert », dit-il, un soulagement temporaire. Pourtant, le danger est omniprésent. L’exemple récent de Sainte-Soulle, où une moissonneuse a été détruite par les flammes en quelques secondes, rappelle la fragilité de leur labeur. Une catastrophe que tout agriculteur redoute.

Le SDIS Charente-Maritime est sur le pont. Didier Marcaillou, son directeur, alerte sur la violence de ces feux de chaume, attisés par le vent et la chaleur. « Le risque est très local et saisonnier, lié à la moisson des céréales », explique-t-il. Les sapeurs-pompiers multiplient les interventions et rappellent les consignes : éviter de moissonner aux heures les plus chaudes, nettoyer et dépoussiérer les machines quotidiennement, et même créer des disques de labour pour ralentir la propagation du feu. Car le risque est aussi que l’agriculteur se retrouve piégé par les flammes, qui avancent à une vitesse surprenante.

Ces incendies ne sont pas sans conséquences, tant pour les récoltes que pour le matériel, et mobilisent d’importants moyens : il faut souvent trois à quatre camions pour maîtriser un seul foyer. Alors que les moissons se poursuivent jusqu’à la fin du mois, la prudence reste le maître-mot pour nos agriculteurs néo-aquitains. Leur travail acharné mérite d’être protégé.

Écrit par: Seb Debollivier

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania
0%