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Un Marseillais de 104 ans ne lâche rien ! Albert Corrieri, habitant de notre belle cité phocéenne, poursuit un combat judiciaire acharné. Il veut faire reconnaître son statut de victime du Service du travail obligatoire (STO) et obtenir une indemnisation pour son travail forcé en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale.
Déporté en 1943 à seulement 21 ans, Albert a été arraché à sa vie. Aujourd’hui, malgré son âge, sa détermination est intacte. Après avoir été débouté en appel, il a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). « Je vais aller jusqu’au bout », clame-t-il, refusant la prescription des faits. Rappelons qu’en 2024, il était le doyen des porteurs de la flamme olympique à Marseille, un symbole de sa flamme intérieure toujours vive.
Son avocat, Maître Michel Pautot, appuie sa démarche. Albert Corrieri réclame 43 200 euros, soit 10 euros par jour travaillé, pour les deux ans passés sans salaire. Cette demande s’appuie sur les articles 3 et 4 de la Convention européenne des droits de l’Homme, qui interdisent l’esclavage et le travail forcé. La requête a déjà été envoyée à la CEDH, marquant une nouvelle étape cruciale dans ce dossier.
Pour Albert, ce n’est pas qu’une question d’argent. C’est un combat pour la dignité et la reconnaissance. Il souhaite que sa souffrance soit comprise, mais aussi celle des 650 000 autres hommes forcés au STO. Son ultime souhait ? La création d’un fonds d’indemnisation par l’État français, pour toutes les victimes comme lui. Un geste fort pour l’histoire et la mémoire.
Écrit par: Seb Debollivier
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