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La tension reste vive chez Decathlon, le fleuron sportif de notre région ! Après la revalorisation du Smic en juin, les syndicats réclament un coup de pouce pour les plus bas salaires. Mais la direction, elle, campe sur ses positions.
Pas question d’ouvrir de nouvelles négociations, a clairement indiqué Bastien Grandgeorge, directeur général de Decathlon France, lors d’un CSE central à Marcq-en-Barœul. L’objectif : « préserver la capacité d’investissement » de l’entreprise. Pourtant, le mouvement social a déjà bien secoué le groupe. Début juin, plus d’un millier de salariés de Decathlon ont débrayé. Puis, ceux de la logistique ont suivi. Tous demandent la même chose : que la hausse du Smic se répercute sur les salaires juste au-dessus du minimum légal.
Sébastien Chauvin, délégué syndical CFDT, est clair : « On demande de discuter jusqu’à quel niveau de salaire on va répercuter la hausse du Smic. Ceux qui gagnent moins de 3 500 euros bruts, ils ont besoin d’argent maintenant ! » Du côté de la direction, on justifie ce refus par une « ligne de crête » en termes de rentabilité. Avec moins de 2% de rentabilité pour un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros, le groupe veut rester prudent. Mais l’intersyndicale ne lâche rien. Une réunion est prévue pour préparer un « acte II » de la mobilisation. Le bras de fer n’est pas terminé, et de nouvelles actions pourraient bien voir le jour dans les Hauts-de-France.
Écrit par: Seb Debollivier
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