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Ce jeudi, un procès majeur s’est ouvert à la cour d’assises de la Somme. Nicolas Deprez y est jugé pour le meurtre de Fatiha, son ex-conjointe. La jeune femme a été poignardée en pleine rue, près de son travail. Dès l’ouverture, la tension était palpable. L’accusé, Nicolas Deprez, a refusé de se présenter. Il a qualifié le procès de « mascarade ».
Les faits remontent au 3 mars 2023. Fatiha, 28 ans, a été retrouvée sans vie. Elle avait reçu dix-neuf coups de couteau. C’était près de son lieu de travail, un hôtel à Amiens Nord, où elle était réceptionniste. La police a trouvé Nicolas Deprez sur place. Il s’était retourné l’arme contre lui, blessé au thorax.
Pourtant, Nicolas Deprez avait interdiction d’approcher Fatiha. Le couple s’était séparé après une plainte pour violences conjugales en août 2022. Mais le harcèlement n’avait jamais cessé. Fatiha avait même déposé une nouvelle plainte peu avant sa mort. Ce soir-là, elle allait travailler. Son neveu de cinq ans l’accompagnait. C’est lui qui a donné l’alerte à la réception de l’hôtel.
L’attitude de l’accusé n’est pas nouvelle. Durant l’instruction, il a envoyé 550 courriers aux magistrats. Des menaces et des insultes ciblaient la juge d’instruction. Son avocat, Me Stéphane Diboundje, a réagi. « Mon client reconnaît les faits », a-t-il dit. « Il n’y a aucune discussion là-dessus. » La question de la préméditation sera, elle, débattue. Le procès doit durer jusqu’au 15 juin. Une semaine pour faire la lumière sur ce drame qui a choqué la région.
Écrit par: Seb Debollivier
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