Nouvelle-Aquitaine

Dolus-d’Oléron : « On peut le croiser ! » La colère d’une mère face à la justice lente après des agressions à l’école

todayjuin 10, 2026 2

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Dolus-d'Oléron : « On peut le croiser ! » La colère d'une mère face à la justice lente après des agressions à l'école

C’est une situation qui pèse lourdement sur les familles de Dolus-d’Oléron. En novembre dernier, six d’entre elles ont déposé plainte. La raison ? Un enseignant remplaçant de l’école maternelle est mis en cause pour des attouchements sexuels sur des enfants. Depuis, Laurane Carlier, mère d’une des petites victimes, est à bout. « On peut le croiser lorsqu’on fait les courses », confie-t-elle, dénonçant une enquête qui n’avance pas.

Les semaines passent, et avec elles, l’angoisse grandit. Laurane Carlier attend des nouvelles, en vain. Cette mère courageuse ne lâche rien. Ce lundi 8 juin, elle a participé à une manifestation émouvante devant la mairie de Boursefranc-le-Chapus, un hommage à Lyhanna. Un combat qui fait écho au sien. « J’avais l’impression de ne pas être seule. Ça fait du bien d’être entourée de personne qui partage ce combat, qui en ont marre de cette lenteur de la justice », témoigne-t-elle, cherchant un soutien précieux.

Les faits remontent à la fin 2025. Laurane Carlier a porté plainte le 24 novembre, après que sa fille, alors âgée de deux ans, lui ait révélé les agressions. Entre le 29 septembre et le 21 novembre 2025, cet enseignant remplaçant aurait abusé de six enfants : trois filles et trois garçons. Des signalements avaient été faits dès septembre, mais rien n’avait bougé. C’est en discutant entre eux que les parents ont décidé d’agir. « Il fallait que j’agisse », explique Laurane, quand sa fille refusait d’aller à l’école à cause de ce maître.

Aujourd’hui, la mère de famille déplore une justice trop lente. « Tous les mois, je contacte la gendarmerie, et il n’y a toujours rien », soupire-t-elle. Après une relance en mai, on lui a promis des avancées pour la mi-juin. L’Éducation Nationale n’est pas épargnée par les critiques. Si la suspension de l’enseignant, initialement prévue jusqu’au 24 mars 2026, a été prolongée, Laurane Carlier dénonce le manque de communication et de réactivité. Le rectorat de Poitiers a confirmé cette prolongation, mais pour les familles, le sentiment d’abandon persiste.

Écrit par: Seb Debollivier

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