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C’est une décision qui fait parler à Nantes ! Le tribunal correctionnel a relaxé une militante d’Extinction Rebellion, accusée de « dégradations » dans des magasins de fast fashion en juin 2025. Une affaire qui avait secoué le centre-ville et posé la question des méthodes de l’activisme environnemental.
L’action avait ciblé trois géants de la mode rapide : Uniqlo, H&M et Zara. Les militantes avaient déversé une « substance visqueuse », provoquant une forte odeur et des irritations chez le personnel. Vêtements endommagés, mobilier altéré… les enseignes avaient dénoncé des préjudices importants. Pourtant, la militante a toujours contesté les faits pour le magasin Zara, et la défense a mis en avant un mélange d’huile essentielle d’ail et d’acide butyrique, qualifié de « simple boule puante » par son avocat.
Au cœur du débat judiciaire, la nature exacte de la substance. La présidente du tribunal a souligné que les enquêteurs n’avaient pas analysé le produit. Le parquet, tout en reconnaissant que l’action nourrissait la démocratie, l’avait jugée « manifestement disproportionnée ». En face, la défense avait rappelé l’urgence climatique, évoquant les fortes chaleurs au Palais de Justice : « ce n’est pas une urgence ? »
Finalement, la justice nantaise a tranché. La militante a été relaxée des accusations de « dégradation ou détérioration de biens d’autrui » et de « déversement de liquide insalubre ». Les juges ont estimé que les éléments de dégradation étaient insuffisants pour une condamnation. Seul bémol : elle écope d’une amende de 500 euros avec sursis pour son refus de se soumettre à un prélèvement biologique.
Écrit par: Seb Debollivier
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