Nouvelle-Aquitaine

Corrèze : Luzerne et Amandes, le Pari Gagnant de nos Agriculteurs Face au Changement Climatique !

todayjuin 6, 2026 4

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Corrèze : Luzerne et Amandes, le Pari Gagnant de nos Agriculteurs Face au Changement Climatique !

Le changement climatique bouscule nos campagnes, et le Limousin n’y échappe pas. Éleveurs et pomiculteurs doivent s’adapter. Mais en Corrèze, certains agriculteurs n’attendent pas : ils innovent en misant sur des cultures “nouvelles” pour la région, plus résistantes à la chaleur et moins exigeantes. Une stratégie payante pour l’avenir de notre agriculture régionale.

Sur les hauteurs de Juillac, Régis Géraud a fait le pari de la luzerne. Cette plante, qui adore la chaleur, s’est parfaitement adaptée au climat corrézien. « Elle pousse au-dessus de 25°C et produit du volume avec moins d’eau que nos cultures habituelles », explique l’agriculteur. Ses racines profondes régénèrent les sols et fixent l’azote, réduisant ainsi le besoin en engrais chimiques. Une vraie aubaine pour des pratiques plus durables !

Depuis dix ans, Régis ne voit que des avantages à cette culture. Avec un cycle de pousse de seulement quarante jours, la luzerne permet plusieurs récoltes d’avril à octobre. « On arrive souvent à faire trois récoltes avant le 14 juillet », se réjouit-il. Mieux encore : elle sert de fourrage riche en protéines pour ses vaches limousines. En la mélangeant à son blé et maïs, il atteint une autonomie alimentaire totale pour son troupeau, sans importer de soja.

À quelques kilomètres de là, à Vigeois, Benoît Berthy, producteur de jus de pomme et de cidre, a lui aussi innové. Il y a cinq ans, il a introduit une culture inattendue en Corrèze : l’amande. Un fruit à coque des pays chauds qui, contre toute attente, s’épanouit désormais sur ses terres. « Il faut réfléchir aux cultures de demain pour continuer à travailler », confie Benoît, qui a vu ses premières amandes après quatre ans de patience.

Alors que 98% des amandes consommées en France sont importées, Benoît a flairé la bonne affaire. Il cultive quatre variétés et a déjà récolté près de 800 kg. Cette année, il vise la tonne ! Un exemple concret de la capacité de nos agriculteurs à se réinventer pour un avenir plus durable et local en Nouvelle-Aquitaine, prouvant que l’innovation est au cœur de nos campagnes.

Écrit par: Seb Debollivier

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